L'actualité vue par Charles Rojzman et toute l'actualité de la Thérapie Sociale
Tous les articles et autres contenus publiés sur ce blog sont soumis à la législation en vigueur concernant le droit d'auteur et la propriété intellectuelle
lundi 12 décembre 2011
L'écoute véritable
On croit souvent que les êtres humains ont besoin, pour mieux vivre ensemble, d’apprendre à communiquer et à écouter.
Dans ce monde trop souvent régi par la technique, on veut nous apprendre des techniques de communication et d’écoute avec l’idée fallacieuse que ces techniques vont suffire à nous aider à dépasser les conflits et les malentendus si fréquents dans les familles et les organisations.
Mon expérience m’a montré qu’il s’agissait au pire d’une illusion, au mieux d’une solution superficielle à nos maux relationnels.
L’être humain est capable d’écoute et de communication. Ces qualités font partie de sa nature et elles existent en lui dès le plus jeune âge. Malheureusement, les blessures que nous infligent la vie familiale et la vie sociale créent en nous d’invisibles barrières à l’empathie et à la compassion.
Mais, certains diront que nous ne sommes pas tous des êtres blessés par la vie. Je constate le contraire partout où je vais, partout où je suis à l’écoute de la violence. Humiliations, abandons, culpabilisation, maltraitances, à des degrés divers évidemment, ont été notre lot dans notre famille et dans notre vie sociale. Nous avons appris à nous protéger de ces blessures en élevant à notre tour des barrières face aux autres, faites de masques, de silences ou d’agressions plus ou moins subtiles.
A la fin d’un atelier sur la violence et la coopération que j’ai animé à l’université de Dresde en Allemagne, les participants ont voulu partager à l’ensemble des étudiants réunis pour l’anniversaire de l’université un placard où était écrit : « Qui de nous n’a pas subi cette violence » ! Professeurs et étudiants, allemands, tchèques, lithuaniens, russes ont reconnu qu’ils avaient en commun cette expérience et cette difficulté à être en lien.
La violence subie et rendue à soi-même ou aux autres est le seul et véritable obstacle à la communication et à la compréhension empathique. Malheureusement, nous sommes rarement conscients de cette violence qui nous habite et de l’impact qu’elle a sur nos difficultés relationnelles.
L’écoute véritable dont nous avons besoin consisterait à la prise de conscience du caractère inséparable de nos blessures et des agressions , souvent subtiles et invisibles que nous faisons subir aux autres, en particulier aux proches que nous souhaitons aimer. La fraternité humaine, si indispensable dans cette période de crise que nous traversons, est à ce prix : nous devons comprendre les obstacles émotionnels qui empêchent un lien authentique avec les autres et favorisent au contraire, violences et conflits destructeurs.
jeudi 1 décembre 2011
Initiation à la Thérapie Sociale sur l'Ile de la Réunion
Formation Thérapie Sociale de 5 jours à Saint-Denis sur l'Ile de la Reunion:
les 24 et 25 mai + du 28 au 30 mai 2012 inclus.
Renseignement et inscription auprès de l'IPSIDEM
mercredi 9 novembre 2011
Nouvelles formations de Thérapie Sociale de 5 jours
Quatre nouvelles formations d'initiation à la Thérapie Sociale (formations "introduction") sont mises en place en France à Toulouse, Rennes, Lyon et Dijon. Il reste des places si vous souhaitez vous inscrire !
Les dates:
Toulouse: du 24 février au 4 mars 2012
Rennes: du 2 au 6 mai 2012
Lyon: du 23 au 27 mai 2012
Dijon: du 30 mai au 3 juin 2012
Cliquez sur la ville pour télécharger le formulaire d'inscription souhaité
Toutes les infos sur la formation de 5 jours (programme, tarifs, etc.) ICI
Les dates:
Toulouse: du 24 février au 4 mars 2012
Rennes: du 2 au 6 mai 2012
Lyon: du 23 au 27 mai 2012
Dijon: du 30 mai au 3 juin 2012
Cliquez sur la ville pour télécharger le formulaire d'inscription souhaité
Toutes les infos sur la formation de 5 jours (programme, tarifs, etc.) ICI
lundi 7 novembre 2011
Jean Jaurès...actuel, non?
"Mais ce qu’il faut sauvegarder avant tout, ce qui est le bien inestimable conquis par l’homme à travers tous les préjugés, toutes les souffrances et tous les combats, c’est cette idée qu’il n’y a pas de vérité sacrée, c’est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme ; c’est cette idée que ce qu’il y a de plus grand dans le monde, c’est la liberté souveraine de l’esprit; c’est cette idée qu’aucune puissance ou intérieure ou extérieure, aucun pouvoir et aucun dogme ne doit limiter le perpétuel effort et la perpétuelle recherche de la raison humaine ; Cette idée que l’humanité dans l’univers est une grande commission d’enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; cette idée que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge ; que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit toujours rester en éveil et qu’une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; que si l’idée même de Dieu prenait une forme palpable, si Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l’homme serait de refuser l’obéissance et de le traiter comme l’égal avec qui l’on discute, mais non comme le maître que l’on subit. ” JEAN JAURES
jeudi 3 novembre 2011
"Bas les masques" ma chronique du mois de novembre dans Psychologies Magazine
jeudi 13 octobre 2011
L'immense gâchis de notre potentiel démocratique
Insécurité ou sentiment d'insécurité ? De nombreux habitants de nos villes vivent dans une insécurité de fait, particulièrement dans les quartiers populaires. Leur parole a souvent été ramenée à un ressenti ou à un fantasme qui faisait douter de la réalité. Mais elle nest pas toujours pure imagination. Pour certains l'insécurité s'explique par la misère, le chômage et la relégation, pour d'autres par le laxisme des institutions face aux méfaits et exactions d' une partie de la population composée de sauvages et de barbares. Evidemment, ce manichéisme et ce refus de prendre en compte la complexité des situations et des relations ne permettent pas de trouver des solutions adéquates. Ces visions contribuent même à conforter le sentiment d'impuissance si répandu aujourdhui et qui est lui-même générateur de violences. Ces deux visions, l'une caritative, l'autre sécuritaire ont suscité la création de médecines d'urgence qui ne semblent pas améliorer la situation. L'insécurité augmente et avec elle, le sentiment d'insécurité et dimpuissance. Ces sentiments minent considérablement le « vivre ensemble » véritable fondement de notre république. En effet, le sentiment et la réalité de l'insécurité dune part, le sentiment et la réalité de limpuissance dautre part, sont à l'origine dun profond désintérêt pour la vie politique et d'un grandissant manque de confiance envers les élites et les responsables. Le citoyen ne se sent pas protégé ni même écouté par ceux qui le gouvernent. Ceci crée un déficit démocratique ainsi qu'une sorte de vide spirituel et culturel le laissant sans protection face aux tentations sectaires, communautaires et maffieuses.
Ce constat peut être discuté quand on voit la médiatisation extrême de tous les faits, gestes et paroles des responsables politiques les plus en vue. Mais selon moi cet intérêt pour la politique est soit minoritaire, soit relève d'une peopolisation de la politique où le grand public suit avec une certaine passion les disputes et les empoignades à peu près de la même façon qu'il se passionne pour les exploits de nos équipes de football ou de rugby.
En réalité, une véritable démocratie aujourd'hui reste à recréer. Cela signifie qu'il va falloir développer une nouvelle éducation démocratique qui implique l'esprit critique, un sens de la responsabilité individuelle et une capacité au conflit. Ce potentiel démocratique existe assurément mais il est gâché par cette peopolisation de la vie politique et/ou par le manichéisme parfois factice des prises de position des responsables politiques qui ont besoin d'être élus et cherchent à plaire à leur clientèle. Ainsi le veut le système dit démocratique et la faiblesse humaine.
Inscription à :
Commentaires (Atom)
